Braver la nuit glaciale dès 2h30 du matin, enchaîner voiture, train, tramway et bus sous un ciel lyonnais aussi froid que gris… tout ça en valait largement la peine.
C!Print, la grande messe de la communication visuelle et des industries graphiques, n’est pas un salon directement adressé aux métiers du design graphique, et pourtant, les échanges avec les imprimeurs ont été d’une richesse inestimable. Observer concrètement les différences entre les machines, comprendre les traitements de fichiers, voir de mes yeux l'impression des blancs de soutien, la gestion des fichiers de dorure, des traits de découpe, les spécificités des nouvelles technologies… mention spéciale à l’impression à plat UV, qui offre des aplats d’une densité exceptionnelle, notamment pour le noir, qui atteint une profondeur rarement vue. L’ajout d’encres fluos ouvre des perspectives créatives impressionnantes, avec des couleurs vibrantes et lumineuses, dont le rendu m’a tout simplement bluffée.
Je rentre chargée d’au moins 10 kg d’échantillons : papiers, étiquettes, tissus… sans parler du flot d’idées, de rencontres et d’inspirations. Mes pieds ne touchent pas encore terre.
En venant à C!Print, j’avais cette problématique bien ancrée : les différences de préparation de fichiers selon les machines, la gestion des retours d’informations, les corrections d’erreurs qui tendent aujourd’hui vers l’automatisation. J’ai été accueillie avec beaucoup de gentillesse, de patience et d’explications bienveillantes, confirmant qu’un dialogue fluide entre graphistes et imprimeurs est plus qu'essentiel.
Un immense merci à
- Alliance Étiquettes, pour nos chouettes échanges, leur Collection 05 by Curiosity, une vraie claque créative, et cette somptueuse possibilité d’imprimer sur l’étain.
- Print.com, pour nos échanges chaleureux, avec qui je collabore déjà sur certains projets dont mes illustrations et que l’on peut retrouver à Lattes.
- swissQprint, dont les imprimantes à plat nous ont tous bluffés par leur qualité, rapidité et profondeur des couleurs. On a pu repartir avec un échantillon A0, voilà voilà.
- Atelier-Sud, de Gignac à Lyon, pour leurs incroyables possibilités de couleurs en broderie. À ce niveau là, c'est de l'art.
- Antalis France et HP, qui ont pris ce temps précieux d’échanger avec moi sur la préparation des fichiers pour les machines HP et l'intérêt de maintenir des relations régulières et constantes entre imprimeurs et designers graphiques.
- Canon France, et ses impressions en relief d’une précision impeccable.
- Les étiquettes Adesa, pour leurs solutions inspirantes. Ils sont à côtés, dans le Gard.
- Les étiquettes Etac-Réseau, pour un échange passionnant sur l’évolution du monde de l’imprimerie.
- Decq, et leur nouvelle génération de logiciels de visualisation 3D pour les impressions et la personnalisation en ligne.
- Konica Minolta France, pour la qualité irréprochable de leurs impressions.
- Kalisign France, pour des enseignes lumineuses, créatives et des néons d’une finesse incroyable, jusqu’à 3 mm.
- les nombreux stands de sérigraphie et impression textile, sans oublier les avancées en packaging et impression 3D textile.
C!Print, c’est aussi une immersion dans un tourbillon de machines, d’innovations et de tendances, où grands noms et nouveaux acteurs se croisent. Des centaines d’exposants, des conférences de qualité, un salon qui vibre au rythme de l’évolution des industries graphiques.
J’ai même eu l’occasion d’assister au concours de covering, entre culture hippie et metal, entourée de Porsche et de vans Volkswagen, et de suivre la conférence « Imprimer responsable », animée par la journaliste Marie Leynaud.
Je rentre avec un tas d’échantillons à toucher, respirer, observer à l’atelier. Si le cœur vous en dit…
En 2026, j’y retournerai au moins deux jours, en prenant aussi le temps d’explorer le CTCO, l’événement de référence de l’objet et du textile publicitaire. Car oui, les objets de communication ont encore la part belle et un avenir radieux.
De retour sous le ciel bleu de notre chère région – on ne se refait pas - je m’en vais rêver, structurer et affiner tout ce tourbillon créatif, pour être à point dans mes propositions de solutions de communication. Car créer une identité visuelle, ce n’est pas seulement dessiner un logo, c’est aussi savoir comment et où l’utiliser, comprendre les supports, maîtriser les techniques d’impression et transformer une vision en une présence forte et cohérente.
Merci d’avoir pris la peine de lire ce pavé, pour ceux qui sont arrivés jusque-là ! Ceux qui me connaissent, savent que je ne fais jamais les choses à moitié. Maintenant, place à l’expérimentation, aux idées et aux prochaines créations.
dibidibiwaaap !